Le Gravelot à collier interrompu

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Le Gravelot à collier interrompu

Depuis quelques temps je me suis porté volontaire pour participer au recensement du Gravelot à collier interrompu et il était naturel de vous en parler.

Description de l’oiseau :

Le Gravelot à collier interrompu est un petit oiseau de 38 à 49 g avec une longueur de 15 à 17 cm qui passe souvent inaperçu. Le plumage du dos est d’un brun clair et sa poitrine blanche avec des pattes de couleur noire, grise, un sourcil blanc avec un trait sourcilier noir, un collier blanc et un demi-collier noir s’interrompant sur la poitrine d’où son nom.

Beaucoup d’oiseaux ont un plumage différent pendant la période de reproduction, c’est souvent le cas chez le mâle mais parfois on peut le retrouver chez la femelle. Donc notre GCI  mâle se différencie de la femelle pendant la période de reproduction grâce à une barre noir sur le front et à son collier accentué de noir avec une barre rousse sur l’arrière de sa tête.

Couple du GCI

En Bretagne, l’espèce niche sur notre littoral, sur le bord des plages sableuses, des cordons de galets ou des débris coquilliers et de façon plus anecdotique, sur les dunes grises. Le reste du temps le gravelot est migrateur et hiverne dans le sud ouest de l’Europe et au nord-ouest de l’Afrique. Cependant quelques individus sont contactés en hiver sur le bord de nos côtes.

L’oiseau se nourri d’insectes, mollusques, vers, crustacés dans la laisse de mer (accumulation par la mer de débris naturels) ou sur le haut des plages pour manger des talitres, les fameuse puces de sable.

Pendant la saison de reproduction le mâle creuse plusieurs cuvettes dans le sable, généralement en haut des plages à l’aide de sa poitrine. La femelle n’aura plus qu’à choisir son nid pour y déposer trois œufs en moyenne.

Ma mission lors de ce recensement consistait à répertorier tous les individus contactés, de les sexer et de relever le comportement de chacun, c’est-à-dire remarquer s’ils sont en couples, seul, s’il y a des poussins etc …  Le but étant de compiler le maximum d’informations pour avoir le plus de recul sur l’espèce pour ainsi connaitre la dynamique de population et  lui apporter des mesures de protection, de gestion pour sa sauvegarde.

Les menaces potentielles :

C’est un oiseau très surveillé en France car il a subi une chute importante de sa population depuis la fin du 20ème siècle.

 

Site De Lorient à Quiberon, presqu’île de Rhuys, Groix, Hoedic
1980-1985 85-110
1995-1996 71-86
2004-2008 30-40
Estimation et évolution du nombre de couples nicheurs de GCI

Bibliographie : Yann Février et Sébastien Mauvieux atlas des oiseaux nicheurs de bretagne

Gravelot à collier interrompu, mâle

Le GCI a un très fort taux d’échec de reproduction. Celui-ci est lié aux fréquents dérangements d’origine humaine (sport, chien, marche à pieds, …), à une prédation élevée. Le nid est à même le sable avec des œufs d’un mimétisme parfait et sont souvent écrasé ou manger par des prédateurs. De plus les poussins sont nidifuges ce qui veux dire qu’ils sortent du nid avant même de savoir voler. Ils sont donc sujet à des  attaques bien souvent fatales.

De plus, l’espèce est sujette à la destruction de son habitat avec l’urbanisation, l’érosion maritime et le développement touristique (nettoyage mécanique des plages, …)

Il est donc important de faire attention à ces boules de plumes pour qu’ils puissent s’épanouir et parvenir à  une population stable.

Lors de vos balades aux bords des plages, faites attention à eux : attacher vos chiens en période de reproduction (mi-mars à mi-août)  et soyez attentif pour ne pas marcher sur des œufs.

Le gravelot à collier interrompu est l’oiseau emblématique de nos plages. Il est affectueux, querelleur parfois avec ses congénères. Sa démarche lui donne un aspect comique, il est tout simplement attachant, allez l’observer !!!

2017-06-21T17:14:39+00:00

4 Comments

  1. Max 21 juin 2017 at 20 h 08 min - Reply

    Chouette article et superbe photo !!

  2. NICOLAS Brigitte 21 mai 2018 at 14 h 17 min - Reply

    j’ai pu en observer en soirée sur une plage du Morbihan en Avril 2018 (en position statique), effectivement cet oiseau se déplace sur le sable à une vitesse incroyable ce qui est très drôle ! mais contrairement à ce que j’ai pu lire sur certains articles cet oiseau n’est pas solitaire ils se déplacent à plusieurs et j’ai pu voir également qu’ils se regroupent au bord de l’eau jusqu’à former un large cercle, peut être pour se reposer ou se protéger du vent ? un peu comme le font les manchots. Dommage je n’avais d’appareil photo avec un bon objectif car j’aurais aimé partager cet image.

  3. helene 8 octobre 2018 at 22 h 11 min - Reply

    Il y a un site de reproduction à St Denis sur l’île d’Oléron. Dans une zone où ils ont recréé des dunes

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