Aujourd’hui j’ai testé une balade pour vous. Je ne voulais pas vous décrire un sentier que je connaissais mais bel et bien une nouveauté pour moi et qui sait, peut-être aussi pour vous. Je l’ai trouvé ce matin sur internet quand j’ai tapé les mots clefs « balade Scorff » sur le moteur de recherche. Je suis tombé sur un livret PDF d’Eau et Rivière de Bretagne, vous savez l’association de protection des milieux aquatiques dont l’objectif est de se concentrer sur les problèmes de gestion, de pollutions et de sensibilisations du grand public. Donc, muni de mon livret, je me suis mis en route vers le circuit de l’estuaire de Quéven.

Voici le lien de la carte:

carte: cliquez sur lien pour voir le plan de la balade

Je me suis garé au croisement de la station d’épuration de Purlec’h et de la route qui va direction Kervégant. Il y a un accotement suffisant pour stationner plusieurs véhicules.

Sac à Dos « sur le dos », je me suis dirigé vers le bois pour arriver au croisement du petit village de Kervégant. Il faut suivre la direction du « club Lorientais sport canin ». La route débouche sur une jolie allée couverte d’arbres entremêlés. Au bout de ce chemin, au dessus du champ, vous surplombez le Scorff jusqu’à apercevoir la Poudrière et le fameux Pont brûlé.

La Poudrière du Mentec a été aménagée en 1812 en un atelier de pyrotechnie pour être par la suite, utilisée par les allemands de 1940 à1944. Le lieu était stratégique de par son accès par voie fluviale.  Pour le rendre encore plus pratique, un pont en bois pour relier Caudan a été ajouté. Mais c’est en août 1944 qu’ils y mettront le feu pour protéger la forteresse de Lorient. Connu de nos jours sous le nom de Pont Brûlé, il ne reste aujourd’hui que les vestiges de ces pieux.

Après cet aparté, dirigez-vous tout droit jusqu’à aborder un chemin bordant les champs et le bois Kergadored.

Le long du chemin j’ai pu découvrir une plumée. Il s’agit de plumes dispersées par paquets par un prédateur qui a probablement dû faire son festin de cet oiseau. J’ai constaté que le rachi (la base des plumes) était cassé assez nettement : c’est donc la trace d’un coup de mâchoire de mammifère (renard, martre, …). Il est toujours difficile d’identifier un individu juste avec quelques plumes mais mes investigations pencheraient plutôt pour un canard colvert …. Affaire à suivre.

Dès  l’entrée du bois, en tendant l’oreille, j’ai pu écouter le pic épeiche. Le chant est facilement reconnaissable. Il semble chanter son nom « PICCC PICCC ». C’est cet oiseau même qui tambourine au printemps pour marquer son territoire. Au bout du chemin vous tomberez  sur la chapelle de Notre Dame de Bon Secours. C’est la fin du parcours, il ne vous reste plus qu’à faire demi tour par le long Scorff pour clore la boucle.

 

Pic épeiche

Je vous conseille vivement cette balade. Elle reste accessible à tous et riche de jolies observations en plus d’une très belle vue sur l’estuaire du Scorff.

J’attends vos retours sur cette balade.

A très vitre pour de nouvelles aventures.